LES SEPT PAROLES DU CHRIST SUR LA CROIX (1)

Lors de sa crucifixion, Jésus-Christ a prononcé sept paroles, rapportées par les évangélistes du Nouveau Testament, Matthieu, Marc, Luc et Jean.  Pour en prendre connaissance il n’est pas inutile de les citer en les faisant suivre de commentaires ou d’homélies écrits par quelques grands docteurs de l’Eglise du passé, en commençant par Luther et Calvin pour ce premier volet,  et en poursuivant avec  st Jean-Chrysostome, st Augustin et Grégoire de Nazianze au cours des volets suivants.

L’évangéliste Luc rapporte ceci au chapitre vingt-trois: Avec Jésus, on emmena aussi deux autres hommes, des bandits qui devaient être exécutés en même temps que lui. Lorsqu’ils furent arrivés au lieu appelé “le Crâne”, on cloua Jésus sur la croix, ainsi que les deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.  Jésus pria: “Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. 

Le réformateur allemand Martin Luther (1483-1546) commente ces paroles de la manière suivante:

C’est une courte parole, mais pleine de consolation.  Notre consolation gît en ceci que notre Grand Prêtre a prié pour nous tous, c’est-à-dire pour tous ceux qui l’ont crucifié.  Pas seulement les Juifs et les païens, mais nous tous et le monde entier.  Car ce sont nos péchés qui l’ont crucifié, blessé et couronné d’une couronne d’épines.  Lorsque Christ prie pour ceux qui le crucifient, il prie pour tous les hommes, pour nous aussi qui par nos péchés sommes la cause directe de sa croix et de sa mort.  Cependant, il ne prie pas pour notre condamnation, mais pour notre salut.

 Poursuivons la lecture de l’évangile selon Luc:

Les soldats se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort.  La foule se tenait tout autour et regardait.  Quant aux chefs du peuple, ils ricanaient en disant: « Lui qui a sauvé les autres, qu’il se sauve donc lui-même, s’il est le Messie, l’élu de Dieu! »  Les soldats aussi se moquaient de lui.  Ils s’approchaient et lui présentaient du vinaigre en lui disant: ‘Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!’ Au-dessus de sa tête il y avait un écriteau portant ces mots: ‘Celui-ci est le roi des Juifs’.  L’un des deux criminels attaché à une croix l’insultait en disant: ‘N’es-tu pas le messie?  Alors sauve-toi toi-même, et nous avec!’  Mais l’autre lui fit des reproches en disant: “Tu n’as donc aucun respect de Dieu, toi, et pourtant tu subis la même peine?  Pour nous, ce n’est que justice; nous payons pour ce que nous avons fait; mais celui-là n’a rien fait de mal.  Puis il ajouta: Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras régner.  Et Jésus lui répondit: Vraiment, je te l’assure: aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis.” 

 Le réformateur Jean Calvin (1509-1564), contemporain de Luther, écrit ce qui suit sur cette parole:

Bien que Christ n’ait pas encore clairement triomphé de la mort, il déploie néanmoins la puissance et le fruit de sa mort au milieu de son anéantissement.  Il a montré par là qu’il n’a jamais été privé de la puissance de sa royauté: en effet il n’y a rien de plus élevé ou de plus magnifique pour le roi céleste, que de rendre la vie aux morts.  Donc, même si Christ, étant frappé par la main de Dieu, semblait en apparence être un homme complètement accablé, cependant, parce qu’il était toujours le Sauveur du monde, il est resté doué d’une puissance céleste pour accomplir son office. 

 Il faut premièrement noter sa bonté et son empressement incroyable à recevoir sans délai et si humainement ce brigand; il lui promet de le faire participant de la vie bienheureuse avec lui.  C’est pourquoi il n’y a pas de doute qu’il ne soit prêt à recevoir sans exception tous ceux qui auront recours à lui.  On peut en conclure fermement que nous serons sauvés, pourvu qu’il se souvienne de nous.  Or il ne pourrait jamais oublier ceux qui lui confieront leur salut.  Si le brigand a trouvé si facile d’être transféré au ciel, alors que de tous côtés il ne voyait que des raisons d’être totalement  désespéré, c’est parce qu’il s’est appuyé sur la grâce du Christ.  A plus forte raison, Christ étant aujourd’hui victorieux de la mort, nous tendra la main depuis son trône élevé, pour nous recevoir et nous faire participant de sa vie.  Car ce serait une chose absurde si le passage de la mort à la vie nous était plus difficile qu’il n’a été au brigand, après que Christ ait fait disparaître sur la croix notre acte de condamnation, après qu’il ait détruit la mort et Satan, après qu’il ait triomphé du prince de ce monde par sa résurrection. 

 Donc quiconque en mourant avec une vraie foi  confiera son âme à la garde du Christ, n’aura pas à languir et être en suspens pendant longtemps; Christ viendra au-devant de lui avec la même bonté qu’il s’est approché du brigand, et il lui accordera son souhait.

Eric Kayayan
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