L’ESPRIT EST FORT MAIS LA CHAIR EST FAIBLE

L’esprit est fort mais la chair est faible: on a tous au moins une fois entendu cette phrase.  Mais comprend-on ce qu’elle veut dire?  Et d’abord, sait-on qui l’a prononcée?  C’est Jésus-Christ lui-même, trouvant ses disciples endormis au jardin des Oliviers, peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion.  Il leur avait pourtant demandé de veiller au moins une heure avec lui, pendant qu’il allait prier. Mais ils n’ont pas pu, tellement ils avaient sommeil.  La faiblesse de la nature humaine l’a emporté sur la nécessité de veiller et de rester concentré au moment d’un événement décisif.

En langage biblique, la chair est souvent prise pour cette nature humaine bien faible, soumise à des tentations de tous ordres, incapable de faire triompher l’impératif de la volonté divine, par la soumission de la volonté humaine à cet impératif divin.  Il s’agit d’un état de faiblesse chronique.  Alors que faire?  Comment s’élever au-dessus  de cette contingence apparemment inéluctable?  Il n’y a qu’une réponse à cela: reconnaître devant Dieu notre condition de faiblesse et demander tous les jours à son Esprit Saint de guider notre esprit, afin qu’il contrôle, dirige et soumette notre existence toute entière à l’impératif divin.  Il n’y a pas de solution magique, immédiate, il n’y a que la prière et le recours à la Grâce et la puissance divines.  Il n’y a que le regard plein de foi qui se concentre toujours davantage sur la personne de Jésus-Christ, lui qui n’a pas flanché au moment de l’épreuve décisive.

Cette contemplation active amène le croyant à suivre Jésus-Christ sur un chemin certes difficile, mais libérateur: celui qui consiste à faire mourir la nature humaine opposée à l’Esprit de Dieu.  C’est ce que l’on appelle crucifier la chair.  L’apôtre Paul en parle de manière très nette dans sa lettre aux chrétiens galates: Ceux qui appartiennent à Jésus-Christ ont crucifié l’homme livré à lui-même avec ses passions et ses désirs.  Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons-le aussi diriger notre conduite.  Ne soyons pas vaniteux et évitons de nous provoquer les uns les autres et de nous jalouser mutuellement.  Un peu plutôt dans le même passage, il a décrit les fruits de l’homme livré à lui-même, en d’autres termes les fruits de la chair, et, en contraste, le fruit de l’Esprit: Tout le monde voit bien ce qui procède de l’homme livré à lui-même: l’immoralité, les pratiques dégradantes et la débauche, l’adoration des idoles et la magie, les haines, les querelles, la jalousie, les accès de colère, les rivalités, les dissensions, les divisions, l’envie, l’ivrognerie, les orgies et autres choses de ce genre.  Je ne puis que répéter ce que j’ai déjà déclaré à ce sujet: ceux qui commettent de telles actions n’auront aucune part à l’héritage du royaume de Dieu.  Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la maîtrise de soi.  La Loi ne condamne certes pas de telles choses.

Eric Kayayan
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