JÉSUS CROYAIT-IL AU PURGATOIRE? (2)

Dans mon précédent article (http://www.foietviereformees.org/jesus-croyait-purgatoire-1/) j’ai commencé à évaluer sur le fondement de la Bible crue et acceptée comme Écriture Sainte, la doctrine du purgatoire, et celle des mérites ou actions de personnes vivantes ou décédées.  D’après cette doctrine, ces mérites ou actions pourraient être attribuées à d’autres personnes décédées afin de les mener à un état de perfection qui leur permettrait d’entrer finalement en la présence bienheureuse de Dieu après leur mort, au cours d’un processus final (et douloureux) de purification de leurs péchés.

Il me faut donc reprendre ici ce que déclare l’Écriture Sainte sur la puissance salvatrice du Christ et la purification pleine et entière qu’elle a apportée à la Croix aux pécheurs qui se repentent et qui croient.

 

LA PUISSANCE SALVATRICE DU CHRIST: PARFAITE ET UNIQUE

La mesure de la sainteté de Dieu s’est manifestée de manière absolue à Golgotha, par l’abandon du Fils unique sur la Croix en vue de l’expiation des péchés de tous ceux qui sont greffés en lui par la foi: cet anéantissement de la chair humaine déchue qu’a subie celui qui justement n’avait pas péché, est semblable au Déluge qui a englouti l’humanité du temps de Noé.  La différence avec le Déluge est qu’à partir de la Croix, la grâce de Dieu envers les humains accorde aux pécheurs durant leur vie terrestre de contempler par la foi le sacrifice du Christ, et de croire qu’il est véritablement l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1:29). Conformément à la promesse faite à Noé de ne plus amener les eaux de manière cataclysmique sur toute la surface de la terre, le jugement divin sur une humanité tout aussi corrompue que celle d’alors est passé sur la personne de Jésus, d’où le lien établi entre le baptême et le Déluge en 1 Pierre 3:21.  C’est par la foi en une oeuvre de pure Grâce  – qu’ils sont bien incapables d’accomplir par eux-mêmes avant ou après leur propre mort – que les humains sont purifiés de leurs péchés et justifiés devant Dieu : C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi.  Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.  Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.  Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions  (Paul aux Éphésiens, 2:8-10)Seule la foi plantée par le Saint Esprit comme semence vivante dans le coeur des croyants produit une vie progressivement sanctifiée durant cette vie.

Or, c’est un fait que la sanctification des croyants arrivés en fin de vie n’est jamais devenue parfaitement visible. C’est un cheminement dans la persévérance qui connaît des hauts et des bas, tout au long de l’existence terrestre.  Leur vie est demeurée entachée de péchés jusqu’à son terme. La repentance et la conversion quotidiennes n’ont jamais dû cesser. Cependant la présence même d’une attitude de repentance et de conversion quotidiennes jusqu’à la fin (la persévérance des saints dans la foi) témoigne – en la rendant visible –  de la continuité d’une action de sanctification par le Saint Esprit, qui la mène à son terme. C’est aussi dans ce sens que le Credo (symbole de Nicée-Constantinople) affirme l’action vivifiante du Saint Esprit.

En revanche, seule la sainteté parfaite manifestée au cours de la vie humaine du Christ crucifié et ressuscité peut être portée au crédit des croyants, raison pour laquelle il est seul capable d’intercéder pour eux auprès du Père, étant le seul avocat habilité à le faire. 1 Jean 2:1 utilise le terme juridique  paraklêtos (παράκλητον ἔχομεν) pour désigner cet office du Fils auprès du Père: Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres mais aussi pour ceux du monde entier. Quant à l’auteur de l’épître aux Hébreux, il souligne dès le début de sa lettre que la purification pour les péchés a bien été accomplie par le Fils (1:3): Ce Fils, qui est le rayonnement  de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts.  Le témoignage de l’Écriture ne laisse donc aucune place pour une quelconque action de purification des péchés en dehors de celle accomplie à la Croix et aucune intercession auprès du Père que celle de Jésus-Christ, le seul qui puisse en tout temps être invoqué comme avocat. En accomplissant cette purification pour les croyants greffés en lui par la foi, il les a d’ores et déjà rendus conformes à sa mort et à sa résurrection.  Le Père les accepte et reçoit comme tels sur le fondement de l’œuvre du Fils appliqué dans leur vie par l’Esprit Saint.  L’apôtre Paul l’affirme en Romains 6 (4-11), passage qui vaut la peine d’être cité dans son ensemble car la conformité dont il parle ici invalide toute notion d’un manque de conformité à la personne du Christ ressuscité:

Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.  En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection ; nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché ; car celui qui est mort est quitte du péché.  Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui sachant que Christ ressuscité d’entre les morts ne meurt plus ; la mort ne domine plus sur lui.  Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes, et maintenant qu’il vit, il vit pour Dieu.  Ainsi vous-mêmes, considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ-Jésus.

A la lumière de ces textes de l’Écriture, imaginer un seul instant que les croyants puissent après leur mort continuer de se sanctifier par leur propre ascèse ou par les prières et actes (toujours entachés de péchés) de ceux qui ne sont pas encore décédés, revient à annuler l’office d’avocat et de sacrificateur parfait du Christ.  C’est bien là toute la question : une telle assertion porte préjudice à la perfection de l’œuvre de Jésus-Christ à la Croix.  Cette œuvre aurait toujours besoin d’auxiliaires, jusqu’à la fin des temps.  Elle continuerait de se manifester par des instruments humains pécheurs, leurs œuvres entachées de péchés étant en quelque sorte recyclées par Dieu pour recycler à leur tour les péchés d’autres pécheurs.  Dans cette optique ce n’est plus Christ et lui seul qui opère la purification (καθαρισμός) des péchés et mène à son terme la sanctification (ἁγιασμός) des croyants par l’action toute puissante de l’Esprit Saint en eux, c’est l’Église  – le corps de la tête –  qui prétend exercer ce ministère.

Or rien n’est plus contraire à l’exposition de la relation entre Christ et son église par analogie à celle du mari et de l’épouse, telle que Paul nous la livre en Éphésiens 5:25-27: Maris, aimez chacun votre femme, comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. Ce n’est donc pas l’Église qui se livre perpétuellement pour elle-même, notamment par le biais des prières, aumônes, indulgences et œuvres de pénitence en faveur des défunts, c’est Christ, l’Époux,  qui s’est livré pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole. Et cela est entièrement suffisant pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.  Il est d’ailleurs frappant de constater dans tous les passages du Nouveau Testament qui parlent de l’action purificatrice de Jésus-Christ en faveur de son Église,  l’emploi grammatical constant des temps passés (aoriste ou parfait, en grec) pour dénoter le fait que Jésus-Christ a accompli cette oeuvre historiquement et une fois pour toutes (ἐφάπαξ).

 

LE SACERDOCE PARFAIT ET NON TRANSMISSIBLE DE JÉSUS-CHRIST

Dans la section centrale consacrée au ministère unique de prêtre du Christ, sacerdoce qui ne peut être transmis à personne, l’épitre aux Hébreux déclare (7:25-27):

De plus, ces sacrificateurs [les prêtres-sacrificateurs dans l’Ancien Testament] ont existé en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents ; mais lui, (Jésus) parce qu’il demeure éternellement, possède le sacerdoce non transmissible.  C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. C’est bien un tel souverain sacrificateur qui nous convenait : saint, innocent, immaculé, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, et ensuite pour ceux du peuple.  Cela il l’a fait une fois pour toutes, en s’offrant lui-même.

Et au chapitre 10 (11-18), reprenant le même argumentaire, l’auteur conclut cette section avec mots suivants:

Tout sacrificateur se tient à son poste chaque jour pour faire son service et offrir les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés.  Mais lui, après avoir présenté un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, et il attend désormais que ses ennemis deviennent son marchepied.  Car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés.  C’est ce que le Saint Esprit nous atteste également.  Car après avoir dit [citation du prophète  Jérémie 31:33-34]: « Voici l’alliance que je traiterai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur cœur Et je les écrirai dans leur intelligence (il ajoute) : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. » Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.  

De fait, la perfection de ce sacerdoce non transmissible,  qui déclare inutile toute autre offrande consécutive au sacrifice accompli une fois pour toutes à Golgotha, n’est-elle pas la raison même de l’Incarnation du Fils de Dieu?

Si donc Jésus-Christ, de par son sacerdoce unique et non transmissible, peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui durant leur vie terrestre, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur, si par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés, ceux-là, une fois défunts, n’ont nul besoin de prières, d’aumônes, d’indulgences ou d’œuvres de pénitence de quelque nature qu’elles soient, comme si d’autres offrandes étaient encore nécessaires. Car ou bien son œuvre de purification est parfaite, ou elle ne l’est pas.  Or justement parce qu’elle l’est, elle entraîne et comprend avec elle l’attribution aux croyants – par ses mérites uniquement – de la sanctification requise pour paraître devant Dieu lorsqu’Il nous convoque devant Lui, afin qu’à notre mort nous entrions dans sa gloire, étant nous-mêmes entrés dans un état glorieux, définitivement lavés, débarrassés de tout péché.  Voilà bien la grâce divine à l’œuvre dans son infinie miséricorde, même dans la vie d’un pécheur tel que le brigand crucifié.  Cela demeure naturellement le mystère inconcevable de l’amour et du pardon divins, mystère pourtant clairement révélé dans l’Évangile.  C’est bien aussi cette séquence que l’apôtre Paul présente aux chrétiens de Rome au chapitre 8 de la lettre qu’il leur adresse, dans un célèbre passage (8:28-30) :

Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein : Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères.  Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Du reste quel commandement dans le Décalogue, les morts pourraient-ils bien observer sans aucune faute pour parfaire leur sanctification: « Tu ne commettras pas d’adultère » ? « Tu ne déroberas point » ? Ou encore « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » ?  Pour revenir au sens de la parabole du riche et du pauvre Lazare, la loi divine, celle du Christ, est la seule mesure de sanctification qui nous soit donnée. Dans l’Écriture elle concerne notre vie présente, jamais celle de l’au-delà. Aux chrétiens de Thessalonique l’apôtre Paul écrit (I Thess. 4:3-7) :

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’inconduite ; c’est que chacun de vous sache tenir son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans se livrer à une convoitise passionnée comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; que personne, en affaires, n’use envers son frère de fraude ou de cupidité : le Seigneur fait justice de tout cela, nous vous l’avons déjà dit et attesté.  Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

 C’est aussi ce que Paul écrit aux chrétiens de Rome au tout début de la troisième partie de la lettre qu’il leur adresse, après leur avoir exposé l’Évangile du salut par la Grâce, au moyen de la foi (12:1-2) :

Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.  Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait.

La sainteté requise est celle d’une vie renouvelée par l’Esprit de Dieu.  La déclinaison de cette exhortation initiale en autant de recommandations pour la vie présente fait ensuite l’objet de la lettre de Paul, jusqu’à la fin du chapitre quinze. Le sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu ici requis est une offrande de reconnaissance au Dieu sauveur, mais n’est pas conçu ou présenté comme un acte de purification ou d’expiation des péchés devant lui.  Tâcher d’interpréter ce passage dans ce dernier sens reviendrait à invalider dans son ensemble l’argument même de l’épître aux Romains. Libérées de toute nécessité expiatrice ou purificatrice vis-à-vis du jugement divin, les œuvres bonnes requises de ceux qui ont été parfaitement sanctifiés par le sang du Christ, témoignent désormais de cette reconnaissance mise au service du Royaume de Dieu dans toutes ses dimensions.

 

NOTRE VÉRITABLE BESOIN PROFOND

Il nous faut cependant encore répondre à la question suivante, que pose l’encyclopédie théo: Pourquoi la pratique de la prière pour les défunts serait-elle apparue si elle ne répondait pas à un besoin profond?  Question qui sous-entend que tout ce qui apparaît comme besoin profond au sein d’une communauté de croyants doit être suivi d’une réponse propre à satisfaire cette attente. Avec ceci, nous sommes d’accord. La question qui devrait être posée immédiatement (mais qui ne l’est pas), est: « D’où viendra donc la réponse adéquate? » Faut-il considérer  tout questionnement qui apporte déjà avec lui sa réponse, comme légitime, alors que cette réponse n’est sanctionnée nulle part, ni par le Seigneur ni par ses apôtres, voire s’oppose frontalement à leur enseignement?  Les réponses à leur questionnement profond des sectes gnostiques issues de communautés chrétiennes au cours des premiers siècles, étaient-elles légitimes? Leur questionnement n’est-il pas justement né d’une déformation préalable de la relation entre Dieu et le monde, l’esprit et la matière – si l’on évalue et juge de tout cela à l’aune de la Parole?  Des questionnements profonds témoignant d’un tel éloignement n’apparaissent-ils pas dans les toutes premières églises chrétiennes, celles-là mêmes fondées ou visitées par l’apôtre Paul: l’église de Colosses, de Corinthe, les églises de Galatie? Paul accepte-t-il un quelconque syncrétisme avec les judaïsants ou les sophistes grecs pour donner un exutoire aux tendances manifestées dans ces églises? Échaufaude-t-il des constructions théologiques pour ce faire ?  La réponse est bien évidemment négative.

Les apôtres (et à leur suite toute église authentiquement apostolique),  présentent à leurs lecteurs l’Évangile du Christ ressuscité et sa puissance de victoire sur la mort: son oeuvre de purification et de sanctification est parfaitement appliquée par son Esprit aux croyants qui en retirent le bénéfice non seulement au cours de leur vie terrestre, en dépit de leurs faiblesses et de leurs péchés, mais bien plus encore après leur mort, lorsqu’ils entrent immédiatement en la présence glorieuse de leur Sauveur et Seigneur. L’appel à la sanctification durant cette vie présente, qui est un appel à vivre une vie de purification conforme aux paroles du Christ, repose sur l’espérance mise dans l’œuvre qu’il a accomplie pour eux.  Déjà dans l’Ancien Testament, Job, en proie à la destruction de sa chair, criait son espérance en son rédempteur (19:25-27) : Mais je sais que mon rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre, Après que ma peau aura été détruite ; Moi-même en personne, je contemplerai Dieu.  C’est lui que je contemplerai, Que mes yeux verront, et non quelqu’un d’autre.  Une reprise de cette vision béatifique apparaît dans la première lettre de Jean (3:2-3), l’auteur appelant ses lecteurs à se purifier dès maintenant, sur le fondement de cette espérance : Bien aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu‘il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.  Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui (le Seigneur) est pur.

Lors de la conférence de Jérusalem, l’apôtre Pierre, parlant de la conversion à Jésus-Christ des païens (toujours en vie) mis au bénéfice de la Grâce de la même manière que les Juifs, déclarait à leur propos (Actes 15:8-9): Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous; il n’a fait aucune différence entre nous et eux, puisqu’il a purifié leur cœur par la foi (τῇ  πίστει καθαρίσας τας καρδίας αὐτῶν). A eux aussi, comme à tous les croyants qui auront mis leur entière confiance en Jésus-Christ au cours de l’histoire et ce jusqu’à son retour en gloire, s’applique donc désormais sans restriction, sans aucune épreuve de purification supplémentaire après leur mort, la béatitude prononcée par Jésus en Matthieu 5:8:

Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!

Eric Kayayan
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