PRIÈRE ET MÉDITATION SUR L’ATTENTE CONTINUELLE DE LA MORT

L’ouvrage du pasteur Charles Drelincourt “Les Consolations de l’âme fidèle contre les frayeurs de la mort” (publié en 1662) est émaillé de prières.  Voici celle qui suit le chapitre 8 (“Attendre la mort à toute heure”) :

O Dieu, en la puissance duquel sont tous les temps et toutes les saisons ! Je sais qu’il est ordonné à tous les hommes du monde de mourir une fois ; et que le sépulcre est la maison que tu as assignée à tous les vivants. L’expérience de tous les siècles nous apprend qu’il n’y en a pas un seul qui puisse dire : je vivrai, et je ne verrai point la mort. Toi-même grand Dieu vivant, qui est le souverain Juge de l’univers, en a prononcé un arrêt irrévocable dans le paradis terrestre. De sorte que je serais le plus insensé de tous les mortels si je n’avais cette ferme persuasion que je mourrai comme les autres et que j’irai à mon tour sur le chemin de toute la terre.

Mais Seigneur, tu nous as voulu cacher les sacrés ressorts de ton adorable providence, et tu n’as pas voulu exposer à nos yeux le cadran qui marque les dernières heures de notre vie. Il n’y a point d’ombre par laquelle nous puissions reconnaître avec certitude le coucher de notre soleil. Nous ne savons à quelle heure du jour ou de la nuit tu nous appelleras à comparaître devant ton tribunal. Donne-moi donc ô Dieu de bonté, d’être toujours prêt à répondre à ta voix, et à obéir à tes commandements. Que je sois comme un navire à l’ancre qui n’attend que le vent pour faire voile ; et comme le soldat qui n’attend que le son de la trompette pour se présenter au combat.

Mon Seigneur et mon Dieu ! Donne-moi d’imiter le fidèle serviteur qui attend son maître, et qui l’entend dès qu’il frappe à la porte. Et d’être comme les sages vierges, tout préparé à aller au-devant de l’époux, et à le suivre en la salle du festin. Puisque je ne sais à quel âge, en quel temps, ni en quel lieu la mort se présentera à moi, que je l’attende en tout âge, en tout temps et en tout lieu. Que je vive comme si j’étais tout prêt à mourir. Que mon âme soit sur le bord de mes lèvres. Que je sois prêt à tout moment à la remettre entre tes mains, ô mon Dieu qui en est le fidèle Créateur. Ainsi à quelque heure que la mort puisse venir, je la recevrai avec joie, comme ta messagère ; et je la suivrai avec allégresse étant assuré qu’elle me conduira à la lumière de vie, et qu’elle m’introduira dans le glorieux palais de l’immortalité. Amen.

Eric Kayayan
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